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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 21:24

1973-cusack-jayston-dvd-zone2.jpgJ'ai fini par voir cette adaptation. Aïe aïe aïe, elle a beaucoup vieilli. C'était il y a 40 ans !

Michael Jayston ne m'a pas convaincue, il a l'air trop petit, ou trop jeune. La musique est vieillotte, les costumes sont étranges (Jane n'est-elle pas sensée porter des robes très simples)

Sorcha Cusack n'est pas si mauvaise, mais il n'a pas d'alchimie, rien ne m'a fait vibrer dans son interprétation face à Michael Jayston.

Une adaptation facile de la BBC, rien de très recherché, une voix off de "Jane la narratrice" récitant des pans entiers du roman pour faire comprendre au spectateur les sentiments qui ne sont pas montrés...

Bref, une petite déception, plus du tout au goût du jour en 2013 !

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 14:25

 

1997_dvd_zone_1.jpg1997 ne semble pas si loin, c'est une adaptation qui n'est pas si ancienne et pourtant quelle déception.

L'enfance de Jane est complètement baclée, le film ne dure que 108 minutes il est vrai, mais tout de même, ils ont réussi à faire mourir Helen avant la 11ème minute!

Samantha Morton n'est pas pourtant pas si mauvaise mais elle ne réussit pas à sauver le film. D'après moi, c'est plus facile de rater totalement Rochester que de rater totalement Jane Eyre. Et Rochester est complètement raté en effet, frôlant parfois le ridicule. Il m'a fait l'effet d'un Dali fantasque et angoissant, avec ses moustaches.

Pour moi le film ne met pas assez l'accent sur la nature, l'extérieur, trop de scènes sont tournées en intérieur, alors que les éléments naturels ont tant d'importance dans l'oeuvre de Charlotte Brontë.

Je me demande également pourquoi avoir enlevé une des deux soeurs Rivers. S'il n'y en a qu'une, on perd la symétrie entre Jane face aux deux soeurs et au frère Reed ainsi que le rappel de Charlotte et ses deux soeurs Emily et Anne et son frère Branwell.

Il y a une petite scène qui m'a tout de même fait sourire, lorsque Jane et Rochester se sont fiancés et partent en ville faire des achats, ils rencontrent Blanche Ingram, c'est assez savoureux.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 14:00

Quelques citations du livre de Tara Bradley, Jane Eyre's husband. Toutes sont prises de la deuxième partie, et la plupart des scènes sont aussi décrites par Charlotte Brontë, je trouve qu'on y voit bien l'esprit du roman du point de vue de Rochester.

 

Edward et Jane passent une soirée dans la biliothèque à Thornfield. Il lui a demandé de lire pour lui. Elle va attraper le livre...

"She smiled again, and moved towards the book, hefting it with a slight intake of breath. Edward moved to set down his cup and help her, but she had already brought it over, laying it on the massive mahogany desk across from him and opening it, pulling up her chair and placing it close to the front of the desk. Edward sat down from the half-standing position he had assumed, glad that things in the vicinity of his lap had quieted somewhat in the interval since she had handed him his cup."

(Elle sourit à nouveau et s'avança en direction du livre, le souleva avec une légère inspiration. Edward fit un mouvement pour déposer sa tasse et l'aider, mais elle l'avait déjà amené à elle, posé sur l'imposant bureau en acajou en face de lui et ouvert. Elle approcha sa chaise pour la placer en face du bureau. Edward, à moitié levé, se rassit, heureux que les choses se soient plus ou moins calmées aux alentours de ses genoux depuis le moment où elle lui avait tendu sa tasse.) 

 

Peu après la nuit où Bertha a mis le feu au lit d'Edward, ce dernier est parti aux Leas et réfléchit aux différences entre Blanche et Jane.

"When Jane loved someone, she would love him completely.

And with a pain that was almost physical, one seized him at his heart, he realized how much he wanted to be that someone."

(Quand Jane aimerait quelqu'un, elle l'aimerait toute entière .

Et ressentant une douleur presque physique qui lui étreignit le coeur, il réalisa à quel point il voulait être ce quelqu'un.)

 

Les invités sont à Thornfield. Blanche a révélé son vrai visage à Mr Rochester.

" Now he was convinced that she [Blanche] was a mean and petty person, enjoying whatever small cruelties she could find to inflict. She was rude to those who waited upon her, both his employees and her own. She had already shown her utter contempt towards Jane, who was quickly becoming the most precious person in Edward's world, and it had not taken him long to see how she reacted to Adèle."

(Il était maintenant convaincu que Blanche était une personne misérable et mesquine, qui appréciait toutes les petites cruautés qu'elle pouvait trouver à infliger. Elle était grossière envers ceux qui la servait, que ce soit son propre personnel ou celui d'Edward. elle avait déjà montré un absolu mépris envers Jane, qui était rapidement en train de devenir la personne la plus précieuse au monde pour Edward, et il ne lui avait pas fallu longtemps pour être le témoin de ses réactions envers Adèle.) 

 

La "bohémienne" s'apprête à dire la bonne aventure à Jane. Edward a été conseillé par Bridie, une gitane.

"Jane gave him a coin, and he took her hand, gazing at it intensely. He began to speak in the voice Bridie had encouraged, telling Jane some of the facts about herself, asking how she felt about the party after all the long months alone. Jane did not look impressed.

"You might have heard all this from those who have gone before me," Jane said. Edward smiled. His sceptical, sensible darling."

(Jane lui donna une pièce, il lui prit la main, la regardant intensément. Il se mit à parler, de la voix que Bridie l'avait encouragé à prendre, lui raconta des informations sur elle, lui demanda son sentiment sur la réception après des longs mois de solitude. Jane ne parut pas impressionnée.

"Vous tenez sans nul doute tout cela de celles qui m'ont précédée," dit Jane. Edward sourit. Sa sceptique, sa raisonnable bien-aimée.)

 

  Jane entre dans la salle de billard afin de demander un congé à son employeur pour se rendre auprès de sa tante. Elle interrompt Blanche et Edward.

"Suddenly he realized Blanche was speaking to him.

"That person appears to want you." Her voice dripped with contempt, and as he lifted his head he saw Jane waiting across the room, watching him.

She wants me? Not as much as I want her, you miserable cow... He moved away from the table without a backward glance at Blanche, tossing his billiard stick to the ground."

(Il réalisa tout à coup que Blanche lui parlait.

"Cette personne semble désirer vous parler." Sa voix transpirait le dédain, et alors qu'il levait la tête, il vit Jane qui l'observait de l'autre côté de la pièce, dans l'attente.

Elle désire? Pas autant que moi, sois-en sûre, misérable garce... Il s'éloigna de la table sans un regard derrière lui pour Blanche, laissant tomber sa queue de billard sur le sol.) 

 

Edward et Jane se sont révélés leurs sentiments. Mr Rochester se confie auprès de son ami le médecin Carter.

"Carter closed his eyes, shook his head "Well, this beats all I have ever heard. So, you will lie to this girl, take her as your wife? And she will have no idea that she is living in sin, surrendering her virtue to someone who is only pretending to be her husband? Or have you taken that from her already; is she trapped into this situation by your actions against her so far?""

(Carter ferma les yeux, secoua la tête. "Hé bien, cela dépasse tout ce que j'ai jamais entendu. Ainsi donc, vous allez mentir à cette jeune fille, la prendre pour épouse ? Et elle ne saura aucunement qu'elle vit dans le pêché, abandonnant sa vertu à quelqu'un qui fait seulement semblant d'être son mari? A moins que vous ne lui ayez déjà prise; est-elle prise au piège de par vos actions envers elle jusqu'ici?") 

 

Jane s'est enfuie. Edward s'en rend compte et, desespéré et rempli de regrets, il se rend dans la chambre qu'elle a occupée.

"Had he held Jane in his arms as she wore it [the wedding dress]? He could not remember. He had been so anxious to get her to the church, to make her his own. Had he been kind to her? He remembered hurrying her to the altar, so quickly that she had had to stop for breath. Remorse flooded over him. Oh, Jane..."

(Avait-il pris Jane dans ses bras tandis qu'elle portait cette robe de mariée? Il ne pouvait s'en souvenir. Il avait été si soucieux de l'amener à l'église pour la faire sienne. Avait-il été gentil envers elle? Il se rappelait l'avoir pressée jusqu'à l'autel, si rapidement qu'elle avait dû s'arrêter pour reprendre sa respiration. Le remords l'envahit. Oh, Jane...)

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 16:17

Book PNG

Ah lala je l'attendais avec impatience mon exemplaire de ce livre ! Depuis que j'avais vu sur Amazon que cette auteur avait entrepris d'écrire la vie d'Edward Rochester - et que les commentaires étaient bons - j'avais hâte de le recevoir.

 

Le livre est en anglais, il se compose de 3 parties. La partie 1 se situe avant 1836 et le retour ("Heart-weary and soul-withered") à Thornfield où il fait la rencontre de Jane Eyre, la partie 2 raconte les quelques mois où il vont apprendre à se connaître jusqu'au mariage interrompu et la disparition de Jane, le désespoir jusqu'à son retour et leur mariage. Enfin la partie 3 décrit leur vie de couple après leur union et leur famille.

 

Tara Bradley connaît très très bien l'oeuvre de Charlotte Brontë, toute la chronologie est exacte, tous les détails sont justes. Elle y insère des citations de Jane Eyre sans jamais bien sûr citer des pans entiers du roman, puisque toute l'histoire est cette fois-ci racontée du point de vue masculin de notre Mr Rochester.

 

La première partie est celle qui m'a le plus emballée, l'enfance et les jeunes années d'Edward sont touchantes et fidèles au personnage de Charlotte Brontë. On le voit devenir celui qu'il est dans Jane Eyre, sombre, sarcastique et fier mais aussi passionné, idéaliste. Son passé est creusé, toutes les pièces du puzzle se retrouvent assemblées, et les personnages évoqués dans Jane Eyre prennent corps : son père, son frère, Richard Mason, Bertha, ses liaisons, Céline Varens...

 

La seconde partie est intéressante, l'auteur réussit à éviter de nous ennuyer en ne réécrivant pas totalement toutes les scènes du roman que nous connaissons par coeur mais en se concentrant sur le point de vue de Rochester et ce qui ne figure justement pas dans Jane Eyre. Bien sûr, l'intérêt d'un tel roman n'est évidemment pas l'intrigue, puisqu'on la connaît de A à Z mais bien tous ces non-dits, ces détails, tout l'à-côté et l'intérieur de notre héros.

 

La troisième partie est à mes yeux la plus fade, elle n'a toujours pas plus d'intérêt que dans Jane Eyre mais est sans doute nécessaire à une "biographie" complète de Rochester. Mais franchement qui a envie de 15 chapitres plats de "ils vécurent tellement heureux, ne se disputèrent jamais tant ils ne formaient qu'un et eurent beaucoup d'enfants". Dommage, Jane et Rochester y sont devenus insipides. Néanmoins, cette partie est l'occasion de développer le "que sont devenus" de plusieurs personnages secondaires de Charlotte Brontë : le docteur Carter, Grace Poole, Adèle, les Rivers.

 

Au final j'ai passé de très bons moments avec ce livre, à y retrouver avec délice Mr Rochester et ses secrets. La seule chose qui m'a chifonnée, ce sont les descriptions sexuelles à tout bout de champ !! Avec chaque maîtresse et avec Jane, tout est écrit et décrit, on n'en demandait pas tant. J'ai souvent eu l'impression d'être dans un mauvais roman sentimental, ambiance Arlequin... Tara Bradley pourra sans souci se reconvertir dans la littérature érotique.

 

Le roman est disponible sur Amazon, format papier ou Kindle ici

http://www.amazon.com/Eyres-Husband-The-Edward-Rochester-ebook/dp/B004OYT8KQ

Si vous hésitez, et n'êtes pas sûr d'avoir le niveau requis en anglais, je vous conseille de télécharger l'extrait gratuit (à lire sur ordinateur, tablette ou smartphone), il est très long et comporte les 7 ou 8 premiers chapitres qui seront à même de vous emballer (ou pas), et de vous révéler si vous pouvez vous y aventurer.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 20:30

9r__anne.jpgAgnes Grey est le premier roman de Anne, la plus jeune des soeurs Brontë. Publié en 1847, la même année que Jane Eyre et Wuthering Heights, c'est un petit roman, assez simple. Il n'a pas la passion, les coups de théâtre et les mystères gothiques des 2 romans de ses soeurs. 

 

Je voulais le lire depuis longtemps, et j'ai eu l'occasion, une fois n'est pas coutume, de l'écouter ! En effet je l'ai téléchargé en livre audio (en français). Je trouve que la longueur du roman s'y prête bien.

 

J'en profite pour souligner la qualité du livre audio, gratuit qui plus est, que vous pourrez trouver ici

http://www.litteratureaudio.com/index.php?s=agnes+grey

Ce site est une vraie mine d'or.

La lectrice de Agnes Grey, Christine Sétrin, est très agréable, une belle voix et un ton très posé, et les transitions musicales sont soignées. Un très bon moment, pour ma part. (Comptez tout de même plusieurs soirées, les 160 pages du roman font un peu plus de 8h en audio)

 

L'intrigue du roman tourne autour d'une gouvernante, envoyée dans des familles riches pour faire l'éducation d'enfants gâtés et capricieux, et de sa place dans la société et ces familles. C'est cet écho qu'on trouve dans la propre expérience des soeurs Brontë, qui étaient elles-mêmes gouvernantes, et aussi dans Jane Eyre : ce sentiment d'être tout aussi éduquées et intelligentes que les membres de ces familles, sans avoir la fortune qui leur permettrait d'être leurs égales sur un plan social. Cette position les rendait inférieures du point de vue de leurs employeurs. Dans Agnes Grey, on voit des parents complètement imbus d'eux-mêmes, des enfants insupportables à gérer au quotidien, pas de reconnaissance et l'isolement intellectuel, émotionnel dans lequel étaient plongées les gouvernantes au XIXè.

 

Il y a aussi dans le roman une petite romance agréable avec M. Weston. Tous deux sont attachants mais n'y attendez pas la passion de Jane et Rochester ! Un bon moment que je vous conseille cependant, en livre ou en livre audio !

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 21:01

9782253157304.jpgUne fois n'est pas coutume, parlons d'un roman sans rapport Brontëesque. J'ai découvert une petite pépite, par hasard, que j'ai lue d'une traite au soleil sur ma terrasse. Il s'agit de Quand souffle le vent du nord d'un auteur autrichien, Daniel Glattauer. Je l'ai acheté sans avir rien lu à son sujet, juste en voyant le mot Nord, et sur la quatrième de couverture, une journaliste mentionnait Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, que j'avais apprécié.

 

C'est un roman "épistolaire" mais en e-mails. Emmi et Leo ne se connaissent pas du tout, à la suite d'une erreur d'adresse mail, ils commencent à correspondre. Incroyable les émotions qui peuvent passer dans ces mots par e-mails, alors qu'on n'a ni description, ni narration, ni point de vue interne. Les échanges sont piquants, subtils, émouvants. Emmi, Emmi, Emmi... une femme vive, séductrice,forte et fragile. Et le beau Leo, c'est l'homme idéal, le prince charmant, drôle, sensible, tendre.

 

C'est une histoire sur la naissance de sentiments, sur nos idéaux, sur l'imagination, sur le désir, sur l'impossible. Par écrit ces ceux là se cherchent, se piquent, se racontent tout, mais en même temps ne savent rien l'un de l'autre. Les passages les plus émouvants sont ceux où on devine leurs failles. 

 

J'attends avec impatience de pouvoir lire la suite : La septième vague. Sûre que je penserai à Emmi et Leo encore longtemps. Quel dommage que je ne lise pas assez bien l'allemand... "Schreiben Sie mir, Emmi. Schreiben ist wie küssen, nur ohne Lippen"...

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 21:32

Un peu dans l'ombre de ses deux soeurs, la cadette Anne est la moins connue de la fratrie.

Pourtant ses deux romans Agnes Grey et The Tenant of Wildfell Hall méritent une lecture.

Agnes Grey pour la description de la vie d'une gouvernante, les difficultés liées à l'indiscipline des enfants, l'ingratitude des parents, la position même au sein de la famille qui l'emploie... Anne Brontë était elle-même gouvernante, chez les Robinson à Thorp Green aux alentours de 1843. Elle habitait là bas avec son frère Branwell, elle avait en charge l'éducation des trois filles, quand lui s'occupait du fils. Mais Branwell devint l'amant de la mère de famille. Anne et son frère perdirent alors leur emploi après que l'affaire fut découverte par le mari trompé.

 

Son second roman, The tenant of Wildfell Hall, traite d'un thème toujours d'actualité aujourd'hui : la maltraitance conjugale. L'héroïne est mariée à Huntingdon, un mari violent et alcoolique. Il est souvent admis que le comportement répréhensible de ce dernier était directement inspiré des errances de Branwell. Anne souffrait beaucoup de la déchéance de son frère.

Ne lisez peut-être pas ce qui suit si vous avez l'intention de lire le roman, car cela dévoile une partie de l'intrigue...

 

158382-612x612-1.png

 

L'héroïne du roman, Helen, fait une chose complètement taboue pour l'époque, elle quitte son mari violent, pour préserver son jeune fils. Les soeurs Brontë, ces féministes... ce genre de chose était impensable au milieu de XIXé siècle. cependant je n'ai pas "accroché" à cette intrigue. Peut-être car au début du roman, on suit le point de vue de Gilbert Markham, un jeune de la campagne qui tombe amoureux de la mystérieuse habitante de Wildfell Hall, mère "célibattante" dont on ne sait rien ou presque. Je n'ai pas adhéré à la vision d'Anne Brontë des sentiments d'un homme.Puis toute l'histoire est dévoilée sous forme d'une lettre interminable, du point de vue de Helen Huntingdon. Là, on reconnait plus le style Brontë, des héroïnes passionnées et modernes. Mais au final, je me suis demandée comment expliquer qu'Helen finisse par tomber amoureuse de Markham le campagnard un peu plat, et ce qu'elle lui trouve, lui n'étant ni particulièrement brillant, ni intéressant... 

 

Quant à Agnes Grey que j'ai préféré et qui est plus court, j'en reparlerai une autre fois.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:18
Bonne nouvelle pour celles et ceux qui n'ont pas envie de voir le DVD anglais en VO... le film sort mercredi au cinéma !

 

Bande annonce ici

 

 

J'espère que ce sera un joli succès pour l'été.

 

Jetez aussi un oeil à la jolie nouvelle couverture du livre en édition poche

001912416.jpg

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 21:38

jane-eyre-review-wasikowska-fassbenderJe viens enfin de voir la dernière adaptation de jane Eyre au cinéma. Le film est sorti l'an dernier et a été réalisé par Cary Fukunaga.
C'est une très jolie adaptation, très moderne. J'ai beaucoup aimé le couple Mia Wasikowska et Michael Fassbender.
Judi Dench est superbe également en Mrs Fairfax, et c'est Billy Elliot qui joue St john, carrément :-)

Jane Eyre 2011 (2)
Pour moi LA bonne idée de cette version, c'est de commencer par la fuite de Thornfield, et d'évoquer Gateshead et Lowood en flash back. Ca donne un rythme vraiment actuel, et on éviter un peu l'ennui à l'évocation de toute l'enfance de Jane. C'est donc avec des séquences imbriquées qu'on découvre Moor House et l'enfance, les transitions sont bien pensées et hyper intelligentes. 

 fassbender

Michael Fassbender m'a fait vibrer (ah ! sa tête dans les scènes de nuit en pyjama d'époque...), les dialogues sont tout en retenue et subtils. Par contre le parti pris du scénariste a été de ne pas garder les mots de Charlotte Brontë, tout est reformulé. Ca donne un souffle de modernité, mais décevra peut-être les puristes. 

Bien sûr, le film dure 2 heures, et il est impossible de tout montrer. Cependant, là j'ai trouvé que sans connaître l'histoire, c'est peut-être compliqué de tout comprendre : des personnages ont disparu (Rosamund, dans une moindre mesure les soeurs Reed, Bessie, Miss Temple), des parties entières d'explication sont manquantes : rien n'est expliqué sur comment Rochester a pu se retrouver avec Adèle sur les bras, Jane et les Rivers ne sont plus cousins, on ne sait pas d'où débarque Mason au mariage... Ok, on manque de temps, mais alors pourquoi avoir ajouté des scènes qui ne sont pas dans l'histoire originale ? (Rochester a si bon coeur qu'il se met à jardiner avec son personnel (!), Rochester l'impulsif et puéril qui aime tirer des coups de fusils pour déranger tout le voisinage...)

Néanmoins je peux comprendre que tout a déjà été dit, fait, interprété, décortiqué, analysé sur la moindre scéne écrite par Charlotte Brontë, un réalisateur avec un oeil neuf a surement envie d'ajouter sa patte. Même si ce n'est pas forcément d'une fidélité absolue, ça rend le tout plus actuel.  

 

Dans les scènes du livre que j'aime, il manque aussi celle où Rochester fait jouer Jane au piano, il me manque aussi la réplique sur l'agneau dans la bergerie, et le loup qui rôde, la nuit où Jane veille Mason.

Une autre bonne idée du film est d'avoir fait revenir Mrs Fairfax au moment de la découverte des ruines de Thornfield, j'ai apprécié qu'elle regrette que Jane n'ait pas sollicité son aide, c'est si vrai. (en plus à ce moment du film, on ne pouvait décemment pas faire intervenir un nouveau personnage!).  

 0

Personnellement je n'ai jamais su dire, dans le roman, de quoi Mrs Fairfax est au courant exactemenent... Ici Cary Fukunaga laisse aussi le doute car une réplique de Judi Dench envers grace Poole laisse tout d'abord penser qu'elle sait qui est là haut, puis à la fin, elle assure Jane qu'elle ne savait sincèrement pas.   

 Au final, un très bon moment, que je conseille!

 Encore une fois, le DVD est seulement disponible en anglais sous-titré anglais (ou alors je n'ai pas trouvé) mais en connaissant le roman et ave cla motivation de bosser son anglais, ça passe assez bien !

 

Mia-Wasikowska-as-Jane-Eyre 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 22:10


Je suis en pleine lecture, j'ai pour l'instant fini les nouvelles de The Secret et commencé The Spell.  Bien sûr, lisant en anglais, je dois manquer pas mal de nuances, certains mots ne me font pas réagir comme ils le feraient à un anglais, néanmoins je passe de bons moments pendant ma lecture. J'ai l'impression de retrouver une ancienne amie, les intrigues sont peut-être puériles ou trop simples mais je m'attache aux personnages. J'aime les thèmes évoqués : le conte, les histoires d'amour, de surnaturel, de trahisons...
Comme le dit Salley Vickers dans son "foreword" de The Secret, lire aujourd'hui ces histoires, c'est regarder par le trou de la serrure, c'est plonger dans le cercle intime des enfants Brontë : ce sont des histoires qu'ils écrivaient entre eux et pour eux. Quelle chance de pouvoir lire ces trésors, quand on pense qu'il ne reste pas grand chose de la saga Gondal d'Emily et Anne !

Entre parenthèses, ce foreword de Salley Vickers m'a rendue assez perplexe car une grosse confusion y est faite entre Lily et Marian, deux personnages des nouvelles du livre, et c'est assez gros, on s'en aperçoit à la première lecture...

Durant ma lecture j'ai réalisé aussi à quel point les Brontë étaient des personnes peu ordinaires, que de thèmes bizarres pour des enfants de cet âge ! Quelle magination ! Pensez que les Brontë se faisaient parfois apparaître dans leurs récits comme les quatre grands Genii (Tali, Brani, Emi et Anni), des sortes de dieux veillant sur leurs mondes de soldats mi-personnages de romans, mi-amis imaginaires...
Ces personnages, d'ailleurs, toujours les mêmes, jamais appelés pareil ! Certains ont même plusieurs dénomination selon les histoires, les fils n'ont pas les mêmes noms que leurs pères, tous ces marquis, ces ducs, ces comtesses, ces rois...
Parce que j'ai été moi-même perdue, je vous offre le petit arbre pense-bête que je me suis bâti jusqu'à maintenant au fil de ma lecture. Il montre les différents noms d'un même personnage et les liens existant entre eux.

Clic :Arbre Juvenilia
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  • : Jane Eyre est définitivement mon livre préféré. Les blogs en français sur le sujet sont trop rares alors j'ai créé celui-ci en 2006 pour partager mon intérêt.
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